Zeste – Décroche son ticket pour le métro

Zeste – Décroche son ticket pour le métro
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Après plus d’un an de gestation, les trois premiers Zeste Boutiques viennent de fleurir coup sur coup en deux semaines de temps dans 3 stations parisiennes de métro alors que d’autres projets se dessinent pour 2019. Ce nouvel agitateur gourmand, comme il aime se présenter, compte bien casser les codes et proposer, en sous-sol pour commencer, une nouvelle façon de faire du snacking.

Paul Fedèle

Ça y est, c’est concret, des points de vente en dur Zeste ont pris position dans les stations de métro Gambett et Franklin Roosevelt puis à la gare RER de Noisy-le-Champ. Trois formats différents mais qui expriment enfin, les valeurs de cette griffe de traiteur du groupe Grand Chemin, née 4 ans auparavant, en version plateaux-repas. À l’époque, raconte Benjamin Ravier, directeur de la marque, il s’agissait d’imaginer une offre à base de produits du marché, positionnée sur le locavore Ile – de- France mais aussi et surtout sur le bon, le frais, le bio ou raisonné, le fait-maison. Le tout proposé sur un ton décalé et inscrit dans la générosité et l’authenticité. Une philosophie à part entière pour une marque qui a ensuite évolué vers l’événementiel pour prendre aujourd’hui forme en un concept urbain, destiné aux foodies et fondé sur des valeurs « fine food and green feeling ».

Une renaissance dans le métro

Ce concept tendance et décalé, mais dans l’air du temps, a retenu l’attention de Promométro, la filiale de commercialisation de la RATP qui a osé casser les codes en programmant le premier pilote de la marque dans des stations de métro. Avec ce pari osé et disruptif, la griffe mise sur ses atouts et son identité forte, propre à bousculer l’offre actuelle de snacking en sous-terrain. Sur près de 26 m2 à la station Gambetta, la boutique estampillée « All you need is food » s’impose comme une bulle de nature et un contrepied au cadre neutre et anonyme du métro. Le décorum multiplie d’ailleurs les objets chinés comme pour apporter une respiration, transporter les Parisiens ailleurs, le temps d’un encas et souligner un peu plus l’origine des produits en marquant son territoire champêtre. Le triporteur positionné sur l’avant attire l’œil et valorise un produit du moment (comme actuellement le croissant black salé au charbon de bambou garni de saumon, de crème à l’aneth et de pommes Granit). Le décor inversé au plafond avec la brouette en bois, les fruits & légumes de saison qui décorent généreusement la vitrine, la zone épicerie sont autant de détails qui participent à installer une ambiance chaleureuse. Sur un espace contraint, la boutique parvient à exprimer toutes ses valeurs avec son petit labo à l’arrière séparé par des vitres pour rappeler qu’une grande partie des produits est assemblée sur place ou fabriquée- maison dans le laboratoire de Villers-en-Arthies (95).

Un sandwich aux bocaux jusqu’à l’épicerie

En tant qu’espace urbain de restauration à emporter, l’offre évolue tout au long de la journée depuis le petit-déjeuner où l’on peut récupérer son café, sa boule de pain de campagne de chez Frédéric Lalos (comme tous les autres pains), son morceau de brioche tressée avec un soupçon de confiture, ses cakes maison, brownies ou cookies. Pour le déjeuner, la palette est tout aussi large et complète à Gambetta comme à Noisy-le- Champ (plus courte à Franklin Roosevelt où l’espace est plus réduit) avec une offre de 6 sandwichs dont le Bun-Roll’s Feuilleté garni, les quiches ou les bocaux à base de produits locaux proposés entre 8,50 € et 15,50 € suivant la formule entrée, plat, desserts. « Dans cette street-food urbaine, nous avons voulu installer un esprit écolo-gourmand tendance jusque dans les emballages compostables et biodégradables », ajoute Benjamin Ravier qui insiste sur le rôle majeur des « Zeste workers », son équipe de collaborateurs qui cultivent un esprit de convivialité et de proximité face à une clientèle de passage et de quartier. Une communauté qui pourra aussi profiter début 2019 de nouveaux services comme le Click&Collect en cours de mise en place avec Rapidle tout comme des opérations anti-gaspillage avec To good to go. À travers ces 3 premiers étendards, Zeste compte bien défendre une philosophie nouvelle et engagée, multiplier son rayonnement dans le métro et ailleurs, si opportunité, sur un rythme de 3 à 5 ouvertures par an.

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