Un approvisionnement bouleversé

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Avec la crise sanitaire du coronavirus, les consommateurs ont été confrontés à une série de difficultés pour leurs courses alimentaires. Ils ont donc bouleversé leurs habitudes. Entre magasins, livraisons et circuits de proximité, le point sur ce nouveau paysage.

# En magasin, réassorts assurés

Submergées par la frénésie avec laquelle les Français ont fait des provisions lors de la première semaine du confinement, les enseignes de la distribution ont encaissé des ruptures de stocks sur certains produits de base (pâtes, riz, farine, œufs, sucre, beurre, etc.). Cette explosion de la demande a contraint les industriels à réorganiser leurs chaînes de production pour se concentrer sur ces denrées. Pour autant, la pénurie ne guette pas, même si le consommateur a parfois dû arpenter plusieurs points de vente pour remplir son cabas. Et les achats se sont régularisés depuis la troisième semaine (au moment où nous écrivons ces lignes, ndlr). Des magasins ont élargi leurs horaires d ’ouverture ou ouvert le dimanche, afin de mieux répartir la fréquentation et d ’appliquer les mesures de distanciation sociale. D’autres, à l’inverse, les ont réduits pour mieux gérer leurs effectifs.

# Drives et livraison à domicile victimes de leur succès

Saturés par un afflux massif de connexions (six à sept fois plus que d ’habitude chez Carrefour, par exemple), les sites Internet des distributeurs ont subi des bugs les premiers temps, et le délai nécessaire à la préparation des commandes en drive et aux livraisons à domicile s’est envolé. Avec de grandes disparités selon les zones. À Paris, en particulier, la situation se révèle tendue, avec une attente qui a grimpé à une semaine. Les enseignes se sont adaptées : les horaires ont été étendus et du personnel a été recruté. Dans tous les cas, anticipez vos achats !

# Des commandes parfois incomplètes

Les ruptures de stocks concernent également le drive. Bien sûr, les commerçants n ’ont pas le droit de vous facturer les produits manquants. Deux cas de figure: soit vous réglez vos courses lors de votre commande et, quand vous les récupérez, vous êtes alors recrédité du montant correspondant à celui des articles absents; soit vous payez vos achats au moment du retrait. La pratique de Leclerc laisse pour le moins dubitatif : le client reçoit un bon d ’achat à utiliser avant une certaine date limite. Sachez que vous pouvez demander le remboursement immédiat, mais vous devrez vous rendre dans l’espace client…

# Explorez les circuits courts

Les supermarchés ne sont pas les seuls à livrer. Explorez les circuits courts ! Ils offrent un approvisionnement local, tout en confortant les petits exploitants, dont certains ont vu leurs débouchés se fermer (marchés, restaurants, cantines…). Pour écouler leur production, ils proposent la vente à la ferme ou la livraison à domicile. Des sites les recensent 0’ , ainsi que les réseaux des Amap (Reseau-amap.org ) et des Civam (Civam.org ), des collectivités comme la région Occitanie… Si vous ne pouvez pas vous déplacer, des solutions de livraison existent via des sites Web ou des applications pour smartphone®.

# Faites jouer la solidarité

Enfin, pour faire vos courses, il y a des sites d ’entraide entre voisins (Allovoisins.com ou Voisinssolidaires.fr ). Une affichette à l’entrée de l’immeuble, ça marche aussi !

(1) Bienvenue-a-la-ferme.com , Locavor.fr , Laruchequlditoui.fr , Bioetlocal.org ou Lafourche.fr pour le bio, Kelbongoo.com pour des produits de Picardie…
(2) Pourdebon.com , Culinaries.fr , Localizz.fr , Rapidle.com pour les producteurs et commerçants locaux, Poiscallle.fr pour les produits de la mer…

QUE CHOISIR VIGILANT

Des prix stables au début du confinement

D’après une étude de l ’UFC-Que Choisir menée au début du confinement, les distributeurs ont joué le jeu de la solidarité nationale avec des prix quasiment stables. Du 2 au 22 mars, la hausse moyenne s’ élevait à 0,3 % sur 104 produits de première nécessité en grandes surfaces. Lait, pâtes et mouchoirs affichaient les plus fortes hausses (de 0,5 à 0,9 %). Toutefois, début avril, on constatait l ’envolée des prix de certains fruits et légumes.

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