Seine-et-Marne : faites-vous livrer à domicile par les commerçants locaux

Légumes, fruits, fromages... Vous pouvez vous faire livrer un grand nombre de produits depuis la plateforme en ligne
Par

A l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie et de la société Rapidle, une plateforme en ligne recense les commerçants du département qui proposent des commandes en ligne, la livraison ou le retrait de produits.

Des boulangers, pâtissiers, cavistes, fromagers, traiteurs, restaurateurs, épiciers… Sur le site Internet de Vivons Local, plateforme départementale de commandes en ligne et de livraison de produits alimentaires, les commerçants de Seine-et-Marne ne sont pour le moment que quarante-six à être référencés.

Dans le contexte de crise due au Covid-19, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Seine-et-Marne a lancé, depuis le 6 avril, ce dispositif de soutien au commerce de proximité, en partenariat avec l’entreprise Rapidle, basée à Fontainebleau, et avec le soutien de l’Union des maires 77 et de l’Association des maires ruraux 77.

« Grâce à une recherche par ville, les consommateurs peuvent retrouver leurs commerçants de proximité dans un rayon de dix kilomètres, pour ensuite être redirigés vers leurs e-boutiques respectives afin de pouvoir passer leurs commandes », indique la CCI.
La livraison des commandes reste propre à chaque commerçant. Celui-ci étant libre de mettre en place les dispositifs adéquats pour respecter les mesures sanitaires préconisées par les autorités.

Aider les commerçants et les clients

« Il y a d’autres initiatives en France pour aider le commerce mais là, c’est la première plateforme qui regroupe tous les commerçants, sur un même site », se félicite Jean-Robert Jacquemard, président de la CCI de Seine-et-Marne. Le 13 avril, son homologue de l’Essonne a fait de même.

« Après la fermeture massive des marchés fin mars, nous avons réfléchi à un moyen d’aider les commerçants et les clients dépourvus, notamment en Seine-et-Marne où des populations sont dépendantes des marchés. Le but est que les premiers puissent vendre et que les seconds puissent trouver des commerces qui livrent ou proposent des produits à retirer », ajoute Jean-Robert Jacquemard.

Après deux semaines d’existence, le maillage de la plateforme n’est pas parfait. Aucun commerce n’est ainsi référencé à Meaux ou Chelles, deux des villes les plus peuplées du département. « Il faut un peu de temps. Un plan de communication va s’effectuer et l’objectif est de toucher tout le territoire », confie encore le président de la CCI.

Pour lancer cette plateforme, lui et ses équipes ont contacté la société Rapidle, basée à Fontainebleau. Créée en 2015 et partenaire de 1 200 commerces en France et en Belgique, celle-ci permet, grâce à son application, aux clients de commander et payer à l’avance des produits avant de les retirer en magasin.

« La CCI était dans l’urgence pour aider les commerçants qui font face à une décroissance de leur activité avec des consommateurs confinés, indique Steeve Broutin, cofondateur de Rapidle. Commander sans être dans la foule, c’est notre métier depuis quatre ans. La CCI nous connaît et, ensemble, on a réussi à créer la plateforme en une semaine. Nous avons été bluffés par leur réactivité. »

Un démarrage en douceur

Depuis le 6 avril, environ 2 500 personnes se connecteraient chaque jour sur Vivons Local. Mais pour le moment, les commerçants référencés n’en sentent pas l’effet. Certains bénéficiaient déjà des services de Rapidle avant le confinement. « Aujourd’hui, nous avons une commande pour dans deux mois alors que normalement c’est tous les jours », souffle-t-on du côté de l’Atelier des Douceurs de Bois-le-Roi.

« C’est très compliqué. On est à 70 % de chute de chiffres d’affaires, ajoute le gérant de la Maison Robac à Serris. Depuis un an, Rapidle nous apporte des clients mais la fréquentation est catastrophique avec le confinement. On vend 40 sandwichs le midi contre 250 habituellement. »

« Il faut stimuler les collectivités locales et les villes pour que la plateforme monte en puissance. Aujourd’hui, ceux qui font de la livraison gagnent de l’argent. C’est une solution pour s’en sortir, reprend Steeve Broutin. On a libéré tous les freins possibles pour les commerçants. Jusqu’au 30 juin, l’inscription est gratuite à condition de la faire avant le 30 avril. Puis on s’occupe de la création de la boutique en ligne. Si ça fonctionne, on récupère 6,2 % du chiffre d’affaires du commerçant mais si ça ne fonctionne pas, on ne prend rien du tout. Il n’y a pas d’engagement et si le commerçant veut en sortir, il n’y a pas de problème. »

Et la plateforme ne se limite pas aux commerces de bouche. « C’est ouvert à tous. Il y a un spa qui est recensé à Esbly. On a des vendeurs de robinets ou de vêtements qui vont s’inscrire », conclut Steeve Broutin.

Partager :

×
On vous rappelle gratuitement