Marcel Piron et son four à bois

Marcel Piron et son four à bois
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Au coeur de la cité carentanaise, il exerce depuis vingt ans déjà.

Comme sa soeur Lydia et son frère Félix, Marcel Piron a grandi dans une famille de commerçants. “Hervé et Jacqueline, mes parents, ont tenu le premier magasin de fleurs à Octeville. Jeune, j’aimais cuisiner et je me souviens avec bonheur que ma grand-mère me faisait des crêpes et galettes”, se remémore-t-il. Toutefois, c’est en pâtisserie que le jeune homme s’oriente. Un premier essai dans la famille Gérouard, boulangers-pâtissiers à Octeville, sera concluant. Après un apprentissage dans la Maison Lhuillerie de Cherbourg, Marcel Piron peine à trouver un employeur. “Mon garçon, tu ne vas pas rester à ne rien faire”, lui dit sa mère ! Une agence d’intérim lui propose un emploi… à Paris 2e ! Son patron lui donne un rendezvous à 5 h du matin, ce qui ne gêne pas le garçon âgé de 18 ans. “J’ai beaucoup appris auprès de patrons agréables qui avaient plusieurs employés”, puis viendra un an plus tard le moment du service militaire. Par chance, ce sera à la caserne “La Flottille du Nord” à Cherbourg, comme cuisinier-pâtissier près du maître principal Passard. “Un bonheur ! Je rentrais chez mes parents le soir”, aime-t-il se souvenir. 1983, après la vente du magasin de fleurs, sa mère achète un commerce de layettes et son père une salle de jeux à Cherbourg. Cette dernière affaire sera revendue à M. Corbin qui ouvre une pizzeria et recrute Marcel Piron.

“Au four à bois”

Marcel Piron devient responsable du poste pizzas. Il rencontre la maman de ses enfants Gabrielle et Marius. 1989, il a l’opportunité d’acheter une crêperie à Avranches qu’il va appeler “Le Moulin” mais doit revendre en 1996 quand il se retrouve seul. L’envie de reprendre un commerce le hante avec de nouvelles idées comme la vente à emporter, peu courant à l’époque. 1998 : nouvelle histoire ! Une personne va lui faire découvrir Carentan où se trouve un local occupé occasionnellement par “Radio Manche” pour des animations. Encouragé par son père, Marcel Piron achète murs et fonds de commerce. Après des travaux, l’enseigne “Au four à bois” voit le jour en 1998. Si l’aventure continue plus de 20 ans plus tard, c’est que la qualité est là certes et le personnage fort sympathique. Il regrette de n’avoir pas pu agrandir son établissement où 15 personnes peuvent s’attabler ; pour le reste, c’est à emporter. “Le métier a évolué avec la vente de kébabs. Depuis peu il est possible de commander et payer en ligne via l’application Rapidle”, précise Marcel Piron. Marié à Carmen, il regarde grandir sa fille Léanne, 10 ans. Le weekend, Enrick Fontaine est là pour l’aider dans son travail. Donneur de sang, Marcel Piron est aussi à ses heures, coureur à pied et amateur de moto. Il envisage de livrer ses clients à domicile, un autre challenge l’attend.

Pratique. Commandez en ligne sur : aufourabois50500.fr

 

Article publié par La Manche Libre, le 27 Avril 2019.

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