Ces commerces lyonnais optimisent les commandes grâce au numérique

Ces commerces lyonnais optimisent les commandes grâce au numérique
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« Mon métier n’est plus le même. »

Le constat ne vient pas de la bouche d’un artisan âgé. Loïc Pozzoli a 38 ans. Il dirige quatre boulangeries, fondées par son père François, 62 ans, “Meilleur ouvrier de France”. Une maison historique à Lyon, née en 1977, qui a pris le virage du numérique en mettant en place, en septembre dernier, une solution de “click and collect”.

 

10 % de chiffre supplémentaires espéré

« L’offre alimentaire est pléthorique. Il faut se démarquer, s’adapter aux nouvelles générations et faciliter la vie de la clientèle de bureaux, qui n’a pas le temps de faire la queue le midi », argumente Loïc Pozzoli. « Il fallait un système qui ne confisquait pas notre clientèle. Nous constatons quinze à vingt commandes par jour. C’est plutôt positif. Nous sommes déjà une grosse structure, l’objectif est de maintenir le chiffre d’affaires avec cette solution et dans le meilleur des cas, de faire 10 % de plus. »

 

Convaincue par le “click and collect”, Mégan Vervaet, 27 ans, a lancé un service en ligne dans la foulée de l’ouverture de son food truck à Vourles, dans une zone industrielle.
« Les clients arrivent. Tout est payé. Cela nous permet de préparer des burgers à l’avance et évite aux clients d’attendre. Nous gérons mieux les stocks », analyse la commerçante. Elle espère aussi que cette solution lui permettra de ne pas perdre de clientèle l’hiver, son commerce étant uniquement à emporter et donc en extérieur. « En commandant sur Internet, les clients peuvent aussi ajouter des options, des suppléments à leur commande. Je constate qu’ils sont plus tentés en ligne. On vise 20 % de chiffre d’affaires en plus et la moitié de nos commandes s’effectuent déjà en ligne. »

 

     « Un client qui aime un sandwich peut l’acheter les yeux fermés sur Internet »

Christophe Mure, 40 ans, a repris la boulangerie familiale du 2 e arrondissement de Lyon, fin 2017.
« N’étant pas de la même génération que mes parents, je m’étais dit qu’une offre de “click and collect” permettrait d’attirer plus de clients.» La boulangerie est en effet entourée de jeunes du collège Récamier, de l’école Vatel, de l’école Bellecour…

« Quand un client connaît et aime un sandwich, il peut l’acheter les yeux fermés sur Internet », analyse le boulanger. Mais il reste cependant mitigé sur l’impact de la solution qu’il a choisie (Rapidle) : « C’est fonctionnel, mais, malheureusement, j’ai beaucoup de clients qui veulent tout de même faire la queue. À croire que l’ambiance est trop bonne dans mon commerce ! », plaisante Christophe Mure, qui constate depuis trois ans une hausse de son chiffre d’affaires, passé de 200 000 à 320 000 euros.

 

Source : leprogres.fr

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