COMMENT LES COMMERCES MAINTIENNENT LEUR ACTIVITÉ

COMMENT LES COMMERCES MAINTIENNENT LEUR ACTIVITÉ
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http://tabgroup-business.com/14495-dtf63897-forum-sur-site-de-rencontre.html Face au confinement, le territoire s’est organisé pour permettre aux commerces ouverts, notamment alimentaires, de pouvoir mener à bien leur mission habituelle. Plusieurs villes du département proposent par exemple des listes des commerces qui ont mis en place des services de livraison ou de commande et retrait de produits (click and collect).

Une start-up bellifontaine s’engage

https://www.retro-hrackarna.cz/31980-dtf91369-site-de-rencontre-français-gratuit-sans-inscription.html Installée depuis 4 ans à Fontainebleau, la start-up Rapidle et ses 40 collaborateurs se sont investis au service du projet de plateforme Vivons Local, tant sur le plan du soutien technique que des ressources humaines. Lancée à l’initiative de la CCI Seine-et-Marne, qui cherchait une solution pour soutenir les commerces de bouche, Vivons Local a rapidement recueilli les soutiens des maires du Département (UIMM et AMR 77), des chambres consulaires (Chambre d’agriculture régionale et Chambre des métiers et de l’artisanat), ainsi que du Conseil départemental.

Chaque commerçant Seine-et-Marnais peut être référencé gratuitement (sur demande) et/ou demander à bénéficier d’une boutique (offre sans engagement actuellement) en ligne pour mettre en place une solution de click and collect (retrait en boutique). Il suffit au consommateur de se rendre sur vivonslocal. org, puis de taper le nom de sa ville pour utiliser le service.

Avec une quarantaine de boutiques ouvertes et près de 8000 visites en six jours, la plateforme semble avoir pris son envol. A Fontainebleau, les innovations vont bon train. L’application Vivons local lancée par la start-up bellifontaine Rapidle en partenariat avec la CCI Seine-et-Marne permet à l’ensemble des commerces du département de s’y référencer. Grâce à une recherche par ville, les consommateurs peuvent retrouver tous leurs commerçants de proximité dans un rayon de 10 km, pour ensuite être redirigés vers leurs e-boutiques respectives afin de pouvoir passer leurs commandes.

Deux étudiants bellifontains ont également développé l’application Bleau à la Maison, tournée quant à elle vers la livraison aux personnes vulnérables. Permettre la bonne application des mesures barrières, soutenir les commerces et donner la possibilité aux personnes ne pouvant se déplacer de profiter de produits locaux, tels sont les objectifs poursuivis par tous ces dispositifs.

La municipalité n’est pas en reste avec la mise en place son propre système de soutien aux commerces. Si la ville dispose de sa propre application mobile (référencée sur les marketplaces de Google et Apple), elle a mis en place depuis la fin du mois dernier une nouvelle option (rubrique “bons plans”). Cette dernière permet d’accéder à la liste des commerces qui assurent un service de livraison de plats et de denrées alimentaires et qui sont référencés depuis le début du confinement sur le site Internet. Baptisé pocket-city, ce service également accessible via un ordinateur (pocket-city.fr/livraisonConfine/) classe les commerce par spécialité (poissonnerie, caviste, restaurant… ).

On y retrouve une description du commerce et de ses services, ainsi que les moyens de le contacter, le cas échéant via son propre site en ligne. Les professionnels proposant un service à domicile de plats cuisinés et de denrées alimentaires sont invités à tirer profit de ce service proposé gratuitement par la municipalité en s’y inscrivant.

Rapidle

« Fort de constater que les livraisons depuis l’application mobile “Ville de Fontainebleau” rencontrent un vrai succès pour les plats cuisinés et les denrées alimentaires, nous étendons donc le référencement sur notre plateforme à tous les commerçants bellifontains », a par ailleurs annoncé la municipalité. Parallèlement, les villes ont également investi les réseaux sociaux pour gagner en réactivité. Plusieurs d’entre elles ont mis en place des opérations de communication “Un jour, un commerce” pour apporter un soutien supplémentaire. La Ville de Provins invite, par exemple, les commerçants à la contacter sur le réseau social Facebook pour bénéficier d’un “petit coup de pouce” via une publication sur Facebook. “Vous êtes commerçants provinois ? Vous souhaitez bénéficier de notre petit coup de pouce ? N’hésitez pas à nous contacter en message privé”, indique-t-on sur le réseau social. La plupart des villes propose également sur leur site internet une liste des commerces ouverts, régulièrement mise à jour. A Coulommiers, c’est cette même option qui a été retenue. Boucherie, traiteurs, cavistes … tous les commerces proposant la livraison à domicile sont référencés sur www.coulommiers.fr à l’aide d’une carte numérique. Plus original, la cité briarde propose également de soutenir les commerces n’ayant pas la possibilité d’ouvrir ou de livrer par le biais de bons d’achat solidaires. Ces derniers sont disponibles à l’achat auprès des commerces inscrits sur la plateforme soutien-commercants-artisans.fr. Les commerçants ainsi soutenus reçoivent des fonds pour faire perdurer leur commerce, tandis que les clients pourront utiliser leur bon une fois le confinement levé. A Montereau, c’est aussi le choix de la liste qui a été fait, régulièrement mise à jour sur les réseaux sociaux.

Le local en force Les Seine-et-Marnais en quête de produits locaux ont également la possibilité de se tourner vers la “Ruche qui dit oui”, une alternative aux marchés parfois fermés. Fruits et légumes, viandes, produits laitiers… Le tout est proposé à la livraison ou par l’intermédiaire d’un point de retrait grâce au site laruchequidioui.fr, fort en France de près de 850 points actifs, 5 000 producteurs et 160 000 clients actifs sur une année. Comment fonctionne le dispositif ?

La Ruche qui dit Oui! est un service web dédié au développement des circuits courts. La plateforme de vente en ligne favorise les échanges directs entre producteurs locaux et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de véritables marchés éphémères. Un particulier, une association ou une entreprise décide d’ouvrir une Ruche dans un café, une salle de spectacle, une école, un centre culturel, un jardin ou une grange… Il deviendra le responsable de la Ruche. Il contacte des producteurs dans un rayon de 250 kilomètres, qui proposent fruits, légumes, viande, fromages, laitages, pain, vin, miel… Parallèlement, le responsable recrute des membres qui souhaitent acheter des produits locaux. Une poignée de producteurs s’est inscrite, des dizaines de membres attendent les premières offres. L’aventure commence.

Chaque semaine, le responsable diffuse en ligne une sélection de produits fermiers aux membres de sa Ruche. Au préalable, chaque producteur fixe librement le prix juste de ses produits et le minimum de commandes à atteindre pour les livrer. Les membres ont six jours pour passer commande sur le site en cliquant sur les produits choisis. Une fois les commandes terminées, deux options. Si le producteur a atteint son minimum de commandes, le déroulement suit son cours. S’il ne l’a pas atteint, il ne viendra pas livrer cette fois-ci. La veille de la distribution, chaque membre reçoit sa liste définitive de produits commandés et le montant correspondant. Les membres de la Ruche se retrouvent ensuite sur le lieu de la distribution pour récupérer leurs courses.

 

Dans une Ruche, le producteur fixe librement son prix de vente et paye des frais de service qui correspondent à 20 % de son chiffre d’affaires hors taxes. Il n’y a donc pas d’intermédiaire, il s’agit d’une vente directe suivie d’une facturation de service. Les modalités pouvant varier, les personnes intéressées sont invitées à se rendre sur le site laruchequiditoui.fr afin de trouver la Ruche la plus proche de chez eux. Pour l’heure, les Ruches de Thomery, Chailly-en-Bière, Noisiel, Coulommiers, Lieusaint, Melun, Provins, Fontenailles et Montereau proposent des produits sur leur page dédiée.

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